TOKYO IMAGINAIRE

Tel un delta humide ou
s’entremèlent hiragana et
idéogrammes chinois,
Edo ville-basse en contre-bas,
docks, entrepôts, camions,
hangars, des ponts métalliques,
des cargos de marchandises
démesurés... et le ballet
incessant, insensé des
containers tétrissiels.

No man’s land industriel
ou terrains vagues, je reste
dans le flou.

Au milieu de
nulle part, une supérette
ouverte 7/7j. pour
des clients imaginaires
ou des clodos sans le sou.

Plus loin,
se tenant accroupi, sous
son parapluie translucide,
un chauffeur de taxi
fume une seven stars,
surfant sur son smartphone,
un Samsung Galaxy,

Bit coin en chute libre
et plaisirs faciles...
Moi je prends la photo
dans ma tête, revenant Alone
du bureau de l’immigration et
allant vers une gare
suspendue...

 
Le monorail m’emmène dans
les airs vers un boulevard
animé, du centre-ville,
peuplé de créatures extra-
terrestres et de patrouilles
de flics en mission de sur-
vêtements synthétiques.
de recyclages plastiques

Ecrans géants,
feux clignotants dans le vide
à ordures. Les ssGiga fusent
usent usent usent usentttttt
           ttttttttttttttttttttttttttttt
             ttttttttttttttttttttttttttttt 
 
                               A.R.